On s'était donné rendez-vous...

Yann k

 

Dans cette rubrique, le Rés'Ô s'intéresse au devenir des étudiants en Administration des Institutions Culturelles. Aujourd'hui, nous avons rendez-vous avec Yann : après avoir quitté l'IUP AIC en 2013, il travaille aujourd'hui au Festival Interceltique de Lorient. Récit d'une sucess-story à la bretonne.

 

 

Qu’as-tu retiré de tes années à l’IUP AIC ?

Yann : Mes deux années d'études à l'IUP AIC (Masters 1 & 2) ont renforcé mes compétences en gestion avec, entre autres, les cours d'économie, de droit, de gestion de la culture mais aussi par les rencontres avec des professionnels du milieu. Par ailleurs, elles m'ont donné la chance de m'ouvrir à différentes disciplines artistiques et à des personnes aux expériences diverses et aux envies singulières (mes camarades étudiants). Puis il y a les associations étudiantes, L'Artscène et De Film en Aiguille dans lesquelles j'étais investi, qui m'ont apporté des expériences de terrain, une mise en application directe des cours reçus tout au long de la formation.

Quel poste occupes-tu actuellement ?

  Je suis Coordinateur artistique et Assistant du Directeur au Festival Interceltique de Lorient (10 jours/10 nuits - chaque année début Août - 5,5 Million de budget global - 150 spectacles - 4500 artistes - 10 nationalités - 700 000 visiteurs - 800 000€ de budget artistique - www.festival-interceltique.bzh). C'est un poste à double casquette mais qui a du sens : une fois la programmation établie avec le Directeur (co-programmation, négociations des contrats artistiques), vient le moment de l'organisation des spectacles et animations (suivi budgétaire, réalisation des plannings artistiques, de mise en scène et de répétitions, coordination générale des transports, hébergements, restauration, accueil sur site , suivi des besoins techniques, …) en lien direct avec les équipes techniques, bénévoles et nos délégués de chaque nation celte.

Quelle est la singularité du Festival Interceltique de Lorient comparé aux autres festivals ?

  Tout d'abord, au sujet de sa logistique d’organisation, le FIL est un festival de centre-ville qui se différencie d'autres événements organisés dans une enceinte fermée comme dans des champs par exemple. Se déroulant sur le territoire public, il fonctionne donc en lien direct avec les services municipaux qui œuvrent avec lui pour le succès de la manifestation.

D'autre part, la France est le pays des festivals qui se répartissent dans un certain nombre de familles établies : classique, baroque, lyrique, jazz, cinéma, etc... Dans cet environnement, le concept du Festival Interceltique est unique, ouvert et international : « Le Rendez-vous des expressions contemporaines des pays celtiques ». Invitant et célébrant chaque année près de 4500 artistes du monde celte, la structure (association) fonctionne avec un délégué présent dans chacune des nations celtes, officielles au festival (Écosse, Irlande, Île de Man, Pays de Galles, Cornouailles, Galice, Asturies, Australie-Nouvelle Zélande et Acadie). Ces référents FIL à l’Étranger, quasi-tous investis professionnellement dans le secteur culturel, sont toute l'année en contact avec l'équipe artistique du festival pour proposer et organiser la venue d'artistes de leur pays à l'événement.

Enfin, véritable vitrine vivante des cultures celtes, le Festival Interceltique de Lorient est un lieu qui s'ouvre sur le monde dans l'expression même du cosmopolitisme celtique qu'il propose. La présence de musiciens de cultures différentes est le symbole de cette identité ouverte sur le monde et en 

constant mouvement. A la musique se mêlent le cinéma, les arts plastiques, la danse, l'histoire, la littérature, la lutherie, etc... Le FIL a vocation à démontrer que les cultures traditionnelles ne sont pas figées mais avides de métissages et de créations. Pour cela son objectif est, notamment, de susciter cette démarche au travers de commandes, de rencontres, de métissages... en laissant toute liberté aux compositeurs et artistes.

Aujourd’hui, quels sont tes liens avec l’école ?

  Je ne crois pas aux destins tout tracés mais plutôt aux différents chemins empruntables. Ces itinéraires possibles peuvent facilement varier en fonction des expériences et du réseau de connaissances. Quel que soit le temps que nous y sommes restés, les rencontres que nous avons faites à l’IUP, les contacts que nous en avons gardés restent importants et bénéfiques. Qu’il soit là pour renseigner, orienter, conseiller, avec lequel travailler ou tout simplement pour discuter, le « Rés’Ô » encourage les échanges. C’est la raison pour laquelle il m’a paru utile de contribuer au développement de cette première association d’anciens étudiants IUP AIC et pour cela animer la Région Grand Ouest.

 

 

 

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